Sécurité routière

Dans la circulation automobile de tous les jours, chaque citoyen est confronté à un nombre croissant de problèmes récurrents, lesquels, sur le long terme peuvent devenir problématiques et sources de conflits, heureusement souvent limités. En effet, depuis plusieurs années la situation ne fait que se dégrader, et, on ne compte plus les heures à patienter dans les bouchons à l’entrée des agglomérations, de même que sur les autoroutes surchargées aux heures de pointe. Ce ne sont-là que quelques exemples qui sont susceptibles d’interférer sur notre comportement et de modifier notre sens de l’analyse.

Cependant, dans notre activité de tous les jours, en tant que policier de terrain, nous constatons malheureusement que d’autres comportements peuvent également être source de conflit. Nous aurions pléthore d’exemples à mettre en exergue, cependant, nous ne traiterons ici que les principaux, avec quelques rappels légaux :

 

Sécurité Routière

 

Un certain nombre d’usagers sont négligeants concernant l’utilisation des indicateurs de direction, que ce soit pour quitter un giratoire ou tout simplement pour changer de direction. Pourtant, la LCR, est claire sur le sujet :

 Art. 34/3

Le conducteur qui veut modifier sa direction de marche, par exemple pour obliquer, dépasser, se mettre en ordre de présélection ou passer d’une voie à l’autre, est tenu d’avoir égard aux usagers de la route qui viennent en sens inverse ainsi qu’aux véhicules qui suivent.

Art. 39/1

Avant de changer de direction, le conducteur manifestera à temps son intention au moyen des indicateurs de direction ou en faisant de la main des signes intelligents. Cette règle vaut notamment

                a - pour se disposer en ordre de présélection, passer d’une voie à l’autre ou pour obliquer

                b - pour dépasser ou faire demi-tour

                c - pour s’engager dans la circulation ou s’arrêter au bord de la route

 Art. 41b/2

Le conducteur n’est pas tenu de signaler sa direction à l’entrée du carrefour à sens giratoire ni, pour autant qu’il ne change de voie, à l’intérieur du giratoire. L’intention de quitter le giratoire DOIT être indiquée.

L'utilisation d’un téléphone sans dispositif mains libres pendant la conduite est punie d'une amende d’ordre de CHF 100 (annexe 1 chiffre 311 de l'ordonnance sur les amendes d'ordre OAO). Selon le cas, téléphoner au volant ou utiliser des systèmes d’information ou de communication peut mener au retrait du permis de conduire, à de fortes amendes mais aussi à une peine privative de liberté.

Par ailleurs, il faut souligner que téléphoner au volant sans dispositif mains libres a – dans la mesure où l’accident a été causé par cet élément – déjà donné lieu à des réductions de prestations dans l’assurance-accidents pour cause de négligence grave (art. 37 al. 2 de la loi sur l'assurance-accidents LAA).

 Les conducteurs doivent rester constamment maîtres de leur véhicule de façon à pouvoir se conformer aux devoirs de prudence (art. 31 al. 1 de la Loi sur la circulation routière LCR). Cette disposition légale est précisée à l’art. 3 al. 1 de l’Ordonnance sur les règles de la circulation routière OCR: «Le conducteur vouera son attention à la route et à la circulation. Il évitera toute occupation qui rendrait plus difficile la conduite du véhicule. Il veillera en outre à ce que son attention ne soit distraite, notamment, ni par un appareil reproducteur de son ni par un quelconque système d’information ou de communication.»

Selon la jurisprudence, l'attention exigée du conducteur dépend de l'ensemble des circonstances, soit de la densité du trafic, de la situation locale, de l'heure, de la visibilité et des dangers prévisibles. Ainsi, téléphoner avec un dispositif mains libres en conduisant peut entraîner une condamnation pour violation des règles de la circulation (art. 90 LCR) lorsque cette occupation empêche le conducteur de satisfaire à ses devoirs de prudence, c'est-à-dire lorsque celui-ci ne maîtrise plus son véhicule. 

Dans les localités, qu’elles soient de grande ou de moyenne importance, mais aussi dans certains villages, ces zones ont été aménagées avec des buts précis. L’objectif principal recherché est d’améliorer la qualité de vie dans les quartiers d’habitations en y modérant la vitesse en particulier, mais pas que. En effet, plusieurs autres effets sont souhaités notamment la réduction du volume du trafic, une meilleure sécurité, moins de bruit et d’émissions de gaz d’échappements. Pour rappel, voici quelques règles élémentaires que certains semblent avoir oubliées.

  Conseils aux conducteurs de véhicules :

  • adaptez votre vitesse.
  • dans les zones 30, les véhicules ont la priorité sur les piétons.
  • veillez néanmoins à ce que les piétons puissent traverser en sécurité.
  • dans les zones 30, les carrefours sont régis par la priorité de droite.

  Conseils aux piétons :

  • dans les zones 30, traversez aux endroits où vous vous sentez le plus en sécurité et où la visibilité est la meilleure.
  • dans les zones 30, vous n'avez pas la priorité sur les véhicules, sauf sur les passages pour piétons.